Le Budget Bachand & Dette – 2011

Marc-André Blanchette Uncategorized

Oui, nous remontons à l’an passée pour soulever une petite problématique présente dans le budget Bachand. Il va sans dire que l’ensemble de la classe moyenne n’en fait pas l’éloge régulièrement. Augmentations de taxes, charges supplémentaires arbitraires sur la classe moyenne. Il va sans dire que le gouvernement libéral de M. Charest, s’étant fait élire sur plusieurs questions, notamment celle de la réduction de la taille de l’État, semble avoir échoué sur bien des plans.

Il n’a pas réduit la taille de l’État comme il semblait prétendre, il n’a pas réduit l’impôt sur les particuliers. Il à plutôt déménagé la charge fiscale sur le dos des surtaxés, la classe moyenne. Augmentation à voir des frais de scolarité, majoration de 1% de la T.V.Q., augmentation des tarifs d’Hydro Québec et taxe santé arbitraire.

Je suis investi de la mission de vous informer de deux facteurs qui prouvent que le gouvernement se joue de vous en tant que citoyen intelligent et intelligible.

D’une part le gouvernement libéral de M. Charest ne comprend pas le sens du mot gouvernement et contribuable (du moins au niveau des politiques budgétaires). Il explique que l’effort pour atteindre l’équilibre budgétaire est déjà fait. À 61.9% par le gouvernement et à 38,1% par les contribuables. Les contribuables font l’effort fiscal de 100%, puisqu’ils paient déjà pour le 61,9% et on leur demande de faire un effort pour payer un autre 38,1% de la facture fiscale.

Au niveau budgétaire, la colonne dépense est claire, 100% de la facture est assumée par les contribuables. Distinguer le gouvernement des contribuables dans l’effort fiscal est tout à fait ridicule.

Parlons maintenant de la Dette

Le D majuscule ici est une mesure de mise à l’évidence. Alors la dette est exceptionnellement haute au Québec? Avant la réforme comptable de 2003 menée par le gouvernement libéral, la dette était tout à fait comparable à celle des autres provinces canadiennes.

Quelle est cette réforme comptable? Il suffit d’ajouter les établissements de santé et d’éducation au calcul de la dette pour comprendre que la dette est gonflée par rapport à sa taille réelle. La réforme de 2003 a pour effet d’inclure dans la mauvaise dette les établissements de santé et d’éducation. Or, nous pouvons affirmer que les immobilisations sont rarement sous la colonne de la dette d’épicerie comme soutient la réforme comptable menée par le PLQ.

Or, ce qui a été voté (discrètement) était de compter les établissements de santé et d’éducation dans la colonne des mauvaises dettes. Il semble clair, pour ma part, qu’une immobilisation est un investissement portant sur des actifs, pas sur des dépenses d’épicerie. Du moins au niveau de la dette, il me semble clair que les dettes d’immobilisation ne sont pas de mauvaises dettes.

Inclure les immobilisations dans la mauvaise dette est une insulte à notre intelligence.

Lorsque vous faites l’acquisition d’une propriété, ajoutez-vous votre maison à la mauvaise dette (dette d’épicerie)? Évidemment que non vous me direz. Alors c’est le poids de la réforme comptable de 2003, de compter la maison dans les mauvaises dettes. La dette brute à mon sens, ne devrait pas inclure les immobilisations et plusieurs experts partagent ma vision qui diverge de celle de l’OCDE (Organisation du Commerce et du Développement Économique) et de l’IEDM (Institut Économique de Montréal) (dont le compteur de la dette du Québec est ridicule). Grâce à cette réforme fiscale la dette du Québec a considérablement augmenté (selon les nouveaux calculs).

Sur une note plus légère (sic) plusieurs études démontrent que la croissance du PIB est plus important que celle de la dette et que, si nous prenons le temps de la rembourser, nous perdons des actifs importants pour stimuler l’économie et la croissance. Alors le fait que la dette augmente, serait pour ainsi dire, positive pour la croissance économique. Il semblerait que nous perdions plus d’argent à la rembourser que nous en générons à l’augmenter. La croissance du PIB selon certains diminuerait l’importance de la dette à moyen terme. Alors la question, devons nous nous priver de services publics pour rembourser une dette qui diminue par rapport à l’importance de la croissance du PIB?

Devons nous établir un régime de vache maigre qui contribuerait à nuire à la croissance économique?